Raser gratis ? Cette expression viendrait d'un barbier qui avait placé jadis une pancarte proclamant ladite formule…Mais notre artisan, tout aussi fûté que près de ses sous, l'y laissait tous les jours. Par conséquent, le naïf qui, le lendemain du jour où il avait vu la pancarte pub, venait se faire raser ou couper les cheveux et qui s'étonnait de devoir quand même payer, s'entendait répondre : "Oui, mais il y a écrit que c'est demain que c'est gratuit !". Aujourd’hui encore, notamment en politique, les promesses des personnalités en vue n'engagent que ceux qui les écoutent sans faire appel à leur libre-examen…Ce n’est pas le cas ici. Où on s'efforce plutôt de manier le mot à couper la langue de bois .

mardi 4 décembre 2012

A Anvers, le futur bourgmestre Bart De Wever et les culturels se battent déjà pour un nom de place...

La grande affaire du moment en Flandre, c'est, curieusement, le conflit entre le mouvement culturel "Behoud de Begeerte" (avec l' éminent écrivain Tom Lannoye) et Bart De Wever, imminent bourgmestre d'Anvers (si, si, ça avance bien avec CD&V
et OpenVLD). En cause l'idée (pas vraiment anodine) des premiers de rebaptiser la place Pieter de Coninck à Anvers (l'un des chefs les plus populaires de la révolte flamande de 1302 contre les Français, qui inspira Henri Conscience) en place "Herman de Coninck". (le poète le plus populaire en Flandre)
"C'est l'une des idées les plus stupides que j'aie entendu ", a lâché De Wever à la VRT et "c'est peu dire" a-t-il ajouté en parlant de quelque chose "d'idiot".
Du coup, Tom Lannoye- un des meilleurs ennemis du leader de la N-VA- publie une "Carte Blanche" remarquée.
"Que Bart De Wever réagisse comme politicien nationaliste flamand, écrit-il dans le Standaard, nous pouvons le comprendre, mais nous regrettons qu'il ne nous réponde ni au plan des arguments intellectuels, ni en tant que futur bourgmestre d'Anvers ".
En rajoutant une couche, Lannoye reproche aussi à De Wever et à la N-VA de ne pas avoir pensé honorer l'anniversaire du décès d' Henri Conscience: "Quelles initiatives Bart de Wever a-t-il proposé en 2012 au Parlement flamand, où il dirige le groupe le plus important, pour célébrer les 200 ans de la mort du grand écrivain de la Flandre?"

jeudi 1 novembre 2012

Un phénomène devenu banal : le passage du journalisme à la communication politique et vice versa

L'excellent site d'info Apache.be (très influent en Flandre) développe peu à peu en ligne une version francophone. Pierre Jassogne vient ainsi d'analyser un phénomène devenu banal : le passage du journalisme à la communication politique et vice versa. Un dossier en trois volets avec l'avis d'Alain Gerlache, du professeur Marc Lits et de votre serviteur (liens sous l'article).

http://www.apache.be/2012/10/31/devenir-militant-le-drame-absolu-pour-un-journaliste-michel-henrion-ex-porte-parole-de-guy-spitaels/

mercredi 31 octobre 2012

Le genre de détail qui vous fait douter de toute une analyse politique...

Certains politologues m'étonneront toujours. Je lis l'analyse de Vincent de Coorebyter (CRISP) dans Le Soir et suis quelque peu interloqué à lire ceci: " Bart De Wever avait annoncé une double ambition pour les élections communales: prendre les deux premières villes de Flandre. Il a gagné son pari à Anvers mais il a échoué à Gand". C'est juste pour Anvers, mais sur base de quoi le directeur du CRI SP peut-il affirmer cela pour Gand ? La N-VA n'est pas folle et savait pertinemment bien que Gand, grâce au SPa Daniel Termont, était un fief de gauche quasi imprenable ? Donc, ce que Van Coorebyter affirme je ne l'ai jamais lu, vu ou entendu dans les médias du Nord.(et je ne suis pas trop distrait) et n'a, à mon sens, jamais existé. Le genre de détail forcé qui, du coup, vous fait douter de toute l'analyse.

Psy et passion politique, qu'il s'agisse de s'en prendre à De Wever ou de se faire l'avocat de Léopold III, c'est décidément un bien mauvais mélange...

Le psychiatre Jean-Yves Hayez est, décidément, un personnage... Pour rappel, c'est lui qui s'était fait sévèrement tancer par le Conseil national de l'Ordre des médecins qui avait jugé -et ce n'est pas rien- que ledit psychiatre , professeur à l'UCL, avait "porté atteinte à sa profession" en qualifiant, dans une interview à la presse, le président de la N-VA "d'enfant roi". Sa démarche a été "contraire à plusieurs dispositions du Code de déontologie médicale", estimait le Conseil de l'Ordre, notamment en l'absence "de relation patient avec Monsieur Bart De Wever". Badaboum: dans une "Carte Blanche" au Soir, le dit Jean-Yves Hayez, à nouveau en pleine analyse psy très personnelle, s'en prend cette fois à Frederic Deborsu accusé, entre autres folies livresques, d'être poussé (on cite) " par des conseillers ou commanditaires" qui aimeraient carrément, selon Hayez, "enclencher une seconde question royale". Rien que ça . Et entre autres accusations enfilées comme autant de perles, Hayez de reprocher "l'énorme coup de poing au ventre infligé aux quatre enfants de Philippe et Mathilde". Oui, au ventre. (on note que les problos psy de Delphine Boël, qui ceux-là n'ont rien d'éventuels, n'intéressent guère le psy UCL). Qui, en fin de cette "Carte Blanche", co-écrite avec François Leurquin, donne la clé politique de son humeur dépsytée: " En 1950, lors de la première question royale, une partie du pays avait voulu se débarrasser de Léopold III, à cause de sa supposée traîtrise au pays". Psy et passion politique, qu'il s'agisse de s'en prendre à De Wever ou de se faire l'avocat de Léopold III, c'est décidément un bien mauvais mélange...