dimanche 18 novembre 2012
vendredi 16 novembre 2012
lundi 5 novembre 2012
jeudi 1 novembre 2012
Un phénomène devenu banal : le passage du journalisme à la communication politique et vice versa
L'excellent site d'info Apache.be (très influent en Flandre) développe peu à peu en ligne une version francophone. Pierre Jassogne vient ainsi d'analyser un phénomène devenu banal : le passage du journalisme à la communication politique et vice versa. Un dossier en trois volets avec l'avis d'Alain Gerlache, du professeur Marc Lits et de votre serviteur (liens sous l'article).
http://www.apache.be/2012/10/31/devenir-militant-le-drame-absolu-pour-un-journaliste-michel-henrion-ex-porte-parole-de-guy-spitaels/
http://www.apache.be/2012/10/31/devenir-militant-le-drame-absolu-pour-un-journaliste-michel-henrion-ex-porte-parole-de-guy-spitaels/
mercredi 31 octobre 2012
Le genre de détail qui vous fait douter de toute une analyse politique...
Certains politologues m'étonneront toujours. Je lis l'analyse de Vincent de Coorebyter (CRISP) dans Le Soir et suis quelque peu interloqué à lire ceci:
" Bart De Wever avait annoncé une double ambition pour les élections communales: prendre les deux premières villes de Flandre. Il a gagné son pari à Anvers mais il a échoué à Gand".
C'est juste pour Anvers, mais sur base de quoi le directeur du CRI
SP peut-il affirmer cela pour Gand ? La N-VA n'est pas folle et savait pertinemment bien que Gand, grâce au SPa Daniel Termont, était un fief de gauche quasi imprenable ? Donc, ce que Van Coorebyter affirme je ne l'ai jamais lu, vu ou entendu dans les médias du Nord.(et je ne suis pas trop distrait) et n'a, à mon sens, jamais existé.
Le genre de détail forcé qui, du coup, vous fait douter de toute l'analyse.
Psy et passion politique, qu'il s'agisse de s'en prendre à De Wever ou de se faire l'avocat de Léopold III, c'est décidément un bien mauvais mélange...
Le psychiatre Jean-Yves Hayez est, décidément, un personnage... Pour rappel, c'est lui qui s'était fait sévèrement tancer par le Conseil national de l'Ordre des médecins qui avait jugé -et ce n'est pas rien- que ledit psychiatre , professeur à l'UCL, avait "porté atteinte à sa profession" en qualifiant, dans une interview à la presse, le président de la N-VA "d'enfant roi". Sa démarche a été "contraire à plusieurs dispositions du Code de déontologie médicale", estimait le Conseil de l'Ordre, notamment en l'absence "de relation patient avec Monsieur Bart De Wever".
Badaboum: dans une "Carte Blanche" au Soir, le dit Jean-Yves Hayez, à nouveau en pleine analyse psy très personnelle, s'en prend cette fois à Frederic Deborsu accusé, entre autres folies livresques, d'être poussé (on cite) " par des conseillers ou commanditaires" qui aimeraient carrément, selon Hayez, "enclencher une seconde question royale". Rien que ça . Et entre autres accusations enfilées comme autant de perles, Hayez de reprocher "l'énorme coup de poing au ventre infligé aux quatre enfants de Philippe et Mathilde". Oui, au ventre. (on note que les problos psy de Delphine Boël, qui ceux-là n'ont rien d'éventuels, n'intéressent guère le psy UCL). Qui, en fin de cette "Carte Blanche", co-écrite avec François Leurquin, donne la clé politique de son humeur dépsytée:
" En 1950, lors de la première question royale, une partie du pays avait voulu se débarrasser de Léopold III, à cause de sa supposée traîtrise au pays".
Psy et passion politique, qu'il s'agisse de s'en prendre à De Wever ou de se faire l'avocat de Léopold III, c'est décidément un bien mauvais mélange...
dimanche 28 octobre 2012
Deborsu: ce sont ceux qui en parlent le plus qui ne l'ont pas lu (Controverse)
Débat
animé sur la monarchie à Controverse (28/10/2012)mais dont certains participants
n'ont assurément guère fait avancer le principe du libre-examen ("La
pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à
une passion, ni à un inté
rêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi
que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se
soumettre, ce serait cesser d'être.")
Si l'excellente Martine Dubuisson (journaliste au Soir), si Josy Dubié (ex-journaliste, ex-sénateur) et l'essayiste Thierry Debels
(qui accusera Léopold 2 de pédophilie) avaient préalablement lu
l'ouvrage de Frederic Deborsu, il n'en allait étonnamment pas de même
d'autres invités. Cela donnait des propos quelque peu...euh...
surprenants:
-Armand De Decker: " Je n'ai pas lu le livre. J'ai lu
les extraits et ça me suffit. Bien entendu ce livre poursuit des buts
politiques." (rires sur le plateau)
-Marc Uyttendaele: " Je n'ai pas
lu le livre. Et je n'ai pas envie de le lire. Je n'ai pas envie de
cautionner par l'achat de ce livre".
-Pierre-Yves Monette,
conseiller honoraire du roi: " Je n'ai pas lu le livre. Je ne l'ai pas
trouvé en librairie, et ils ne sont pas en rupture de stock. On y touche
à la dignité humaine et à la Convention Européenne des Droits de
l'Homme".
Comme quoi, c'est décidément ceux qui en parlent le plus qui ne l'ont pas lu, le Deborsu.
vendredi 26 octobre 2012
lundi 15 octobre 2012
Vague jaune: le déni-oui-oui des partis francophones ou le danger d’un certain formatage des esprits…
C’est que, en 2006, la N-VA n’était qu’un maillon très
discret du cartel avec le CD&V d’Yves Leterme.
C’est que, surtout, cela fait dix mois, sinon davantage, que
les partis du Gouvernement Papillon tendent à faire presque oublier au wallon,
au bruxellois lambda, l’existence de la N-VA. Ou, à tout le moins, à ne pas lui
faire mesurer son poids: non pas celui de la Volksunie de jadis- dont on se
passait sans difficultés- mais bien celui du premier parti du pays et du premier parti de
Flandre.
Qui, depuis quelques heures, s’est désormais doté d’une armée: celle
de tous ces nouveaux mandataires dûment élus. Qui, d’ici le “super Sunday” de
juin 2014 (selon la formule consacrée en Flandre, la “mère de toutes les
élections”, où on votera fédéral, régional et européen) entendra encore activement pousser
plus loin vers ce confédéralisme qui sauverait encore la Belgique. Et dont Di Rupo, dira De Wever, ne veut même pas me parler.
Il y a là une sorte de formatage des esprits qui en devient
vraiment gênant.
Dimanche soir, sur les plateaux-médias, alors qu’un
événement politique considérable venait de se dérouler en Flandre, c’était le
festival des oeillères et du déni-oui-oui.
"Je reconnais le succès de la N-VA", arrachait-on au
bourgmestre de Mons qui en oubliait qu’il était avant tout Premier
Ministre. ”Il n’y a pas de lien
entre les élections locales et fédérales" finissait-il par lâcher,
reprenant son classique élément de langage soudain assez terni. Thèse reprise en boucle, à l’envi,
contre toute réalité, par le président a.i. du PS, Thierry Giet, et nombre d’autres représentants
francophones. (à l’exception d’Olivier Maingain et, pointe des pieds, d’Emily
Hoyos)
Motus. Silence des agneaux. Rohypnol politique.
La volonté de
fermer les yeux de certains politiques bruxellois ou wallons ne manque
décidément pas d’étonner.
Et quasi personne pour souligner le “Dimanche Noir” des
fascistes du Belang, réduits à peau de chagrin jusque dans leur propre fief,
cette ville d’Anvers ou vitupère le trio Dewinter, Annemans-Valkeniers
(démissionnaire). Quasi personne pour relever que c’est tout de même pas si mal
que tous ces électeurs qui votaient pour une extrême droite non-démocratique
aient quitté ce camp là, aient franchi le cordon sanitaire pour rejoindre le
parti de De Wever, assurément de droite, mais sans nul doute démocrate.
Non: on préfère laisser planer le doute que Belang et N-VA,
ce serait blanc bonnet ou bonnet blanc. Et ce qui me frappe, c’est toujours la
stupéfaction de l’homme de la rue francophone lorsqu’il découvre, surtout ces
heures-ci, qu’écolos de Groen ou socialistes du SPa (avec des syndicalistes
pointus, antifacistes militants et tout) n’hésitent pas un instant à se mettre en cartel où à former
des coalitions avec la N-VA. Parce que c’est, tout bonnement, un pion
dérangeant mais normal du jeu démocratique en Flandre.
Souvenez-vous: au lendemain du 10 juin 2010, lorsque les
politiques francophones découvraient (il n’est pas d’autre terme) la N-VA, De
Wever était quasi le type super-sympa. Au fil de la crise des 541 jours, on l’a
progressivement diabolisé, jusqu’à en faire un épouvantail , un repoussoir
idéal. Christophe Deborsu, désormais journaliste à Vier mais wallon de tripes,
n’a pas manqué de liberté d’esprit en disant l’autre jour ce qui est au
“Soir”:`
" On peut voir dans l'histoire de De Wever plein de
trucs bizarres, mais je suis authentiquement certain que le but de sa vie est
de casser le Vlaams Belang et qu'il a réussi. C'est un très grand mérite qu'on
doit lui reconnaître". Même si le premier coup a été donné par Patrick
Janssens. De Wever est un démocrate pur."
On peut certes en débattre, (y'a de quoi: l'homme a ses côtés troubles) mais le préjugé de fond est plus gros qu'une maison et trouve toujours preneur dans une opinion qui, généralement, ignore tout de l'autre Communauté. Souvenez-vous de l’enthousiasme
qui avait saisi nombre de francophones après les mâles déclarations (à effet
purement électoraliste) de l’OpenVLD Patrick Dewael à la Chambre, selon lequel
il s’imposait surtout de ne pas s’allier avec la N-VA, quasi assimilé par le député
Open VLD à de l’extrême droite.
Depuis dimanche, les coalitions Open VLD-N-VA ont pourtant
fleuri : Overijse, Alken, etc… A
commencer par Courtrai dont Vincent Van Quickenborne deviendra
bourgmestre. Précisément grâce à
l’appui de cette même N-VA si décriée par Dewael ou Verhoftstadt.
Oui, on peut certes nuancer la “vague jaune” de la N-VA qui,
parfois, en Flandre n’est que vaguelette. Mais oser affirmer que tout cela
n’est que clapotis local et que l’atmosphère “qui est bonne, oui, l’atmosphère
est bonne” ne changera en rien au 16 rue de la Loi, c’est là politique de
l’autruche. Même si, pour l ’heure, les présidents des partis flamands de la
coalition semblent garder leur sang-froid.
LE PIEGE FISCAL
On sait bien que, dès les divers paquets de la réforme de
l’Etat bouclés, le CD&V aura toutes les envies de claquer la porte, ayant
engrangé ce qui l’intéressait.
(d’où l’astuce du Premier Ministre : procéder par phases, pour tenir
autant que faire se peut les sociaux-chrétiens flamands de Wouter Beke)
Grave problème de communication: on ne voit plus, ni le CD&V, ni surtout l’Open VLD,
se suicider et accepter pour ce qui est du budget, quelque taxation supplémentaire. Qui serait illico critiquée par De Wever, dont c'est devenu le thème majeur. Tandis qu’à l’inverse, SPA
et PS seront sous la pression non négligeable du PVDA et du PTB, dont
l’émergence - il est vrai dans des
endroits stratégiquement très ciblés par l’extrème-gauche- n’est tout de même
pas anodine.
On peut certes se raconter des histoires en contenant ces
élections communales à un niveau local.
Par contre, on peut difficilement nier que les élections provinciales ressemblent fort un test
national. Dans ce cas, les socialistes sont en méforme et la N-VA encore un peu plus forte qu’en 2010.
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